Constipation, acouphènes et dentisterie

28 01 2008

J’entame aujourd’hui mon 6ème jour d’arrêt maladie. Ca passe vite. Où en suis-je depuis le début de l’arrêt de travail ?

Et bien je suis constipé. Je ne suis pas allez au toilette pendant 3 jours, et la, j’y vais une fois ou deux, mais ya pas grand chose qui sort. Décidément, j’ai une rééducation à faire de côté. Je dois retourner voir le médecin mercredi, pour savoir un peu où j’en suis, si on prolonge l’arrêt de travail, si le traitement (Laroxyl et Seresta) me convient. J’ai l’impression que oui, ce traitement me convient. Je me sens mieux, moins stressé, moins angoissé, je n’ai plus de diarrhées depuis quelques jours.

Par contre, mon acouphène est plus présent. Est-ce parce que je focalise moins sur ventre, donc j’ai toute la place pour penser à mon acouphène ? Est-ce parceque je suis tout simplement à la maison, donc au calme, donc l’acouphène se fait plus entendre ? Est-ce le traitement médical qui m’augmente en effet secondaire la perception de mon acouphène ? Je n’en sais rien.

J’ai rendez-vous chez le dentiste demain. Décidément, je fais tout en même temps. Il faut croire que c’est par période, en effet. Il y a 3 ans, je suis allez chez le dentiste pour me faire soigner une carie. Mais j’avais attendu trop longtemps. Le dentiste avait beau gratter, on arrivait au bas de la dent (une prémolaire). Il m’a donc dévitalisé la dent, couper la moitié dans le sens de la hauteur, et installé une couronne en métal. Problème, j’avais toujours mal lorsque je mâchait sur cette dent. Le dentiste ne souhaitant pas abîmer son travail m’envoya chez un confrère afin de subir une resection apicale.

 dentiste

Resection apicale. Qu’est-ce que c’est ? C’est une opération chirurgicale en anesthésie partielle (typique chez un dentiste), qui consiste à ouvrir la gencive sur le coté, pour couper les racines d’une dent. Croyez moi, j’ai jonglé comme jamais. JAMAIS je n’ai eu aussi mal en douleur post-opératoire, pendant au moins 3 semaines. Le problème devant être réglé, je retourne chez le dentiste pour qu’il me remette une couronne. Je ne devrais plus avoir mal normalement. Le dentiste m’offre la couronne en céramique, pour s’excuser d’avoir du m’envoyer subir une resection apicale.

Conclusion ? j’ai encore mal en mâchant sur la dent ! Incroyable. je décide d’en rester la, et de vivre avec. 3 mois plus tard, en mâchant un chewing-gum, la couronne est parti. J’ai décidé de ne pas retourner pour me la fixer, et de rester avec à la place d’une dent un bout de racine et le support de feu la couronne.

C’était il y à peu prêt 2 ans. Et il y à quelques semaines, la “mèche-support” en alliage qui était incrustée dans la racine est parti également ! je me retrouve donc maintenant avec un trou, et dans ce trou, une racine de prémolaire, percé en son centre… Voila pourquoi je me rend chez le dentiste demain.

Pourquoi ne pas y être allez avant ? Tout simplement parceque depuis, j’ai déménagé, et que je ne connais pas de dentiste. Et je ne peux pas allez chez n’importe quel dentiste… Comme beaucoup de monde, je n’aime vraiment pas m’y rendre. Alors y aller au petit bonheur la chance sans savoir sur qui on va tomber, il en est hors de question. Donc j’ai demandé à un voisin, qui m’en a conseillé deux réputés “bon”. Un qui est très cher et qui fait du très bon boulot, et un qui est dans une gamme de prix raisonnable, et qui est bon aussi. J’ai donc choisi la deuxième solution. Mais attention, je n’y vais pas pour me faire enlever la racine! Comme je n’ai pas encore jugé de moi même, j’y vais pour un simple bilan. Et si il m’inspire confiance, alors la oui, on pourra parler des 4 choses que j’ai à faire pour mes dents. Première chose, enlever la racine restante de la prémolaire, en vu de faire installer plus tard une dent sur pivot. deuxième chose, extraire la dernière dent de sagesse (externe celle la) qui me reste encore à faire arracher. troisièmement, traiter une douleur que j’ai se trouvant sous un plombage (un vrai en plomb!). Et dernièrement, un petit détartrage pour fignoler tout ça. Pour le reste, ça roule.

Voilà voilà. J’espère que 2008 sera pour moi le renouveau en ce qui concerne ma santé. ne plus subir de diarrhées impérieuses, régler ce problème de dents, soulager mon dos (j’ai une légère cyphose) en allant (si le médecin le veut) chez le kinésithérapeute, etc. pour le reste, on verra :-)

M.





Acouphènes à perpétuité ?

26 01 2008

oreille et fusil 2

Un matin de décembre 2002, je me reveille, et j’ai l’impression que j’ai légèrement l’oreille droite bouchée. Ho, ce n’est rien, vite dans la salle de bain. Je prend un coton tige et… je me fait un bouchon… Je n’ai plus qu’à prendre rendez-vous chez l’ORL (Oto-rhino-laryngologue) pour qu’il me le retire.

J’ai rendez-vous un samedi matin. Il m’avait déja retiré un bouchon que je m’était fait quelques années auparavant. Et il me le retire, en 3 secondes, facilement. Problème, j’entend un léger sifflement dans l’oreille désormais… Ca va passer me dis-je… Voilà plus de 5 ans que je l’entend, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7…

Une semaine après, je reprend rendez-vous chez l’ORL, pour lui parler de ce sifflement. Je ne parlais pas encore d’acouphène à proprement dit à ce moment la. Je pensais que c’était le traditionnel sifflement que l’on entend à chaque fois qu’on sort de boite de nuit, et qui disparaît le lendemain matin… Il me prescrit 3 mois de Vastarel et de Vasobral, deux vasodilatateurs. L’ORL ne me parle absolument pas d’acouphènes à ce moment la. Je n’imagine même pas que ce genre de galère puisse durer toute une vie.

Bref, je prend mon traitement sérieusement… pendant 1 mois. Comme je ne voyais venir aucune amélioration, j’ai arrêté le traitement. Si seulement l’ORL m’avait mieux sensibilisé sur l’acouphène et ses traitements, si seulement je m’était renseigné sur le web le jour du sifflement, je n’en serais peut être pas la aujourd’hui. L’ORL m’envoi faire un scanner du crâne, afin d’écarter un éventuel neurinome de l’acoustique. Pas de place pour le scanner avant… 6 mois ! Six mois passe, avec l’espoir que cette examen permette d’ouvrir une piste, en vu de ma guérison.

Je passe donc le scanner, à poil dans une sorte de robe de chambre en papier. On vous glisse horizontalement dans une IMMENSE machine (je me suis demandé à ce moment la comment cette machine, le scanner, à pu entrer dans cette pièce). Vous ne devez absolument pas bouger, et vous entendez un bruit qui fait TAC TAC TAC TAC TAC rapidement, pendant quasiment tout l’examen. Je sort au bout de quelques dizaines de minutes. Peut-être moins, je ne sais plus. Résultat, négatif, je ne présente pas de neurinome de l’acoustique. Ouf. Mais j’ai toujours cet acouphène. Je retourne chez l’ORL.

L’ORL ne prononce toujours pas le mot “acouphène”, on parle toujours de sifflement. J’ai mon oreille qui chauffe, elle est rouge, elle me brûle. J’ai envie de me couper l’oreille, de l’arracher comme Vincent Van-Gogh le fit. Il me prescrit du Rivotril (médicament à base de clonazépam), pour me calmer. Il doit avoir peur que je me suicide. Moi aussi j’en ai eu peur à cette période. L’acouphène vous rend fou, c’est terrible. Plus rien ne compte à vos yeux. Vous êtes prêt à donner tout l’or du monde pour ne plus subir ce foutu sifflement.

Un an plus tard, un autre ORL me dirige vers l’hôpital européen George Pompidou, à Paris, afin de suivre 10 séance de TCC (Thérapie comportementale et cognitive). Son but ? m’apprendre à vivre avec, à intégrer le sifflement comme quelque chose de tout à fait normal et d’intégré au fonctionnement de tous corps humains. J’y suis allé 3 fois… Puis j’ai lâché l’affaire. Tout ce que j’ai pu voir et entendre dans cette thérapie, je le savais ou l’appliquais déjà.

Depuis, je ne prend rien pour améliorer ce supplice qu’est l’acouphène. Pas une pause, pas un arrêt, rien. Depuis plus de 5 ans, ça siffle dans mon oreille, jour et nuit. Je ne sais pas si vous pouvez vous rendre compte de ce que c’est. Mon corps à peut être amplifié ma colopathie (si c’est bien ça que j’ai) pour faire diversion. Ou est-ce encore moi qui réfléchi décidément trop…

Je mise tout de même sur la recherche. Plus de monde souffrant de ce mal se manifeste, plus les laboratoires ont d’interêt de trouver une solution au probleme. Je vous invite donc à faire parti de l’association France Acouphènes. Ce n’est pas cher, c’est ouvert à tous, vous n’avez rien d’autre à faire que d’adhérer pour quelques euros.

M.