Suis-je un handicapé ?

4 11 2008

Et oui. J’en viens à me demander si je ne suis pas un handicapé. Cela fait maintenant plusieurs années que j’ai des acouphènes, que mon tube digestif m’empêche de travailler sereinement (voir ici), et m’oblige à prendre un arret maladie au minimum une fois par an. Où en suis-je depuis que j’ai décidé de prendre le taureau par les cornes il y a 10 mois ?

Nuage de problemes

Le médecin généraliste me prescrit actuellement pour le ventre et l’anxiété qui va avec 100mg de Laroxyl le soir et 50mg le matin, ainsi qu’un alprazolam 0,50mg le soir. Est-ce que ça marche ? Oui, je n’ai plus de diarrhées tous les jours. Maintenant je suis constipé 2/3 ou 4 jours, et le jour suivant, je me lâche. Si ça tombe sur un jour de boulot, c’est foutu. Donc pour le moment c’est pas terrible. Il faut que je retourne voir le médecin pour voir ce que l’on fait.

Depuis quelques mois, j’ai une boule qui a apparu pas loin du ganglion gauche dans la gorge. Je peux même sentir ça avec la langue de l’intérieur. Je vais voir un ORL. Il m’envoie passer un scanner, pour écarter le risque d’une masse osseuse tumorale. Je fais en plus un panoramique dentaire histoire de voir si ce n’est pas à cause de l’arrachement des dents de sagesses. résultat, rien. Il pense que ça vient d’une de mes glandes salivaires. Qu’est-ce que je fais alors ? Il me prescrit pendant 7 jours un antibiotique, du Rovamycine, ainsi que 30 gouttes de “teinture de jaborandi” 1/4 d’heure avant chaque repas pendant 30 jours. C’est un médicament qui fait saliver, non remboursé. Croyez moi, c’est dégueulasse. Pourtant je ne suis pas difficile avec ce genre de truc. Ce n’est pas pire que le liquide à boire avant de faire une coloscopie, mais ca s’en rapproche. J’ai à peine ouvert le flacon a la maison que j’ai quasiment tout renversé. tant pis. Je retourne voir l’ORL dans trois semaines.

Mon acouphène. Est-il finalement à l’origine de tous mes problèmes ? Si j’essaie de situer au mieux ce basculement dans ma vie, c’est à partir de l’apparition des acouphènes. C’est tellement stressant d’entendre en permanence du bruit. C’est fatiguant. Je ne sais plus ce que c’est que de se reposer dans le calme, le silence. Le silence n’existe plus dans ma vie, c’est fini. Je vivrai dans la bruit jusqu’à la mort. Ça fait parti des handicapes que l’on ne peut comprendre que lorsqu’on le vit vraiment, je vous assure. C’est dure nerveusement.

Autre problème, ma tendinite au poignet droit. Après une longue sortie en VTT sur des chemins caillouteux il y a bientôt deux ans, j’ai eu mal au poignée une fois rentré à la maison lorsque je pliais ma main. Elle avait disparu avec beaucoup de mal, 6 mois après. Et bien elle est revenu depuis bientôt 10 mois. Et elle ne guéri pas. La tendinite est la fidèle au poste, me gênant quotidiennement lorsque j’écris longtemps, je bricole, etc. le “Ketum gel” et l’immobilisation en attelle a été essayé jour et nuit pendant 3 mois, sans succès. Le médecin ne voit plus que les infiltrations. Et je n’ai pas envie n’en arriver la pour le moment, j’ai peur que l’infiltration fasse pire que bien

un gros problème qui commence à prendre de l’ampleur. Ma “boulimie“. Impossible de me contrôler. Je dévore tout ce qu’il y a à la maison. Les paquets de gâteaux disparaissent, tout. Je sais qu’une fois le ventre plein je le regretterai, mais il ne m’est pas possible de me retenir. C’est encore plus dur que d’arrêter de fumer (et pourtant j’ai eu un mal de chien). Et si je réussissais à enfin manger normalement, mes problèmes de ventre se règleraient-il ? Pour le moment je ne peux pas le savoir, je n’arrive pas à me retenir. Et je ne peux pas décider de ne plus rien acheter, ma femme est contre le fait que parce que je suis un goinfre je dois priver tout le monde de gateaux&co. Ya rien à faire de ce coté la. Je pense que le Laroxyl y est pour quelque chose. Parce qu’en arriver à ce stade, Il y a vraiment un problème. Heureusement que ça ne se ressent pas sur mon poids, qui est bon. Par contre, mon taux de cholestérol et de triglycérides atteint des sommets. Je me donne bonne conscience en achetant de la margarine omega3 et autres alicaments…

Allez on enchaine. Lorsque je vais pisser, je dois attendre longtemps avant que ca ne vienne. Cela cacherait-il un problème de prostate, à 29 ans ?!? J’ai des démangeaisons récurrentes entre l’anus et les testicules ainsi que dans le conduit auditif. pourtant, je suis très à cheval sur l’hygiène. Je me soigne avec une pommade à base de cortisone (que je ne suis pas censé utiliser à long terme), de la Tridésonit 0,5%. Si je n’en met pas, l’irritation revient dans la journée, et l’envie de me gratter pour me soulager est plus fort que tout. Parfois jusqu’au sang… Et j’en passe… lorsque je vais chez le médecin, je n’ose pas lui parler de tout ça en même temps de peur qu’il me prenne pour un hypocondriaque qui n’a finalement rien…

Bref, vous l’aurez compris, rien n’est réglé depuis le début de l’année. Je dois quand même noté la chute du nombre d’arrêt maladie: pas un depuis la dernière fois. C’est un point malgré tout très important pour moi, car mon avenir professionnel passe aussi par la. J’ai eu de la chance, mes problèmes intestinaux ont pu être gérés sur mes jours de repos. Mais comme la période hivernale est plus dure à supporter, je ne suis pas optimiste pour les mois qui viennent. J’ai l’impression que me corps peux accepter tout ça parce que je n’ai pas encore trente ans, mais bientôt, la facture va tomber, et elle risque d’être salée… Pas encore trente ans et une foule de petits handicapes qui s’installent. Suis-je un handicapé ? Je ne sais pas. Suis-je handicapé ? Oui, je le suis.

M.





Les doutes de la reprise

11 02 2008

Je viens de terminer ma première journée après 2 semaines d’arrêt de travail. Je devais être au boulot pour 11 heures. Et bien comme d’habitude, avant de partir, j’ai squatté les chiottes une bonne demi-heure pour me vider. Ayant moins de diarrhées avec les médicaments, j’ai eu l’impression que pour une fois, j’allais faire une merde normale. Et bien en insistant un peu, j’ai pu retrouver une bonne diarrhée ensuite, qui me permit de me vider à peu prêt…. sans commentaire.

Sommeil difficile

Comme je commençais tard, ça allait, j’ai eu le temps de me préparer. problème, demain je dois être au boulot à 6h00 du matin. Donc je dois me lever à 4h45. Et à cette heure la, mon intestin dort paisiblement…. pour se réveiller en général vers 10h00. Mais à 10h00, je serais au boulot, en extérieur ! Je risque donc de retrouver ce problème qui me gâche ma vie professionnelle ! On verra bien. Demain sera la journée vérité.

Au travail aujourd’hui, j’ai dis à quelques collègues que je souffrais des intestins, que je devais prendre un traitement à vie et qu’il pouvait m’arriver de souffrir à n’importe quel moment. Au moins, certains sont prévenu si une diarrhée imminente pointait le bout de son nez.

Un autre de mes problèmes se pose également aujourd’hui: ma difficulté à m’endormir. Quand je commence tard le lendemain, ce n’est pas grave, je peux me lever vers 8h00 (dernier délai si je dois m’occuper de ma fille), donc j’ai suffisamment de temps de sommeil. Mais quand je me lève tôt, je n’arrive pas à me coucher tôt. C’est incroyable. Peut-être que c’est l’angoisse de se lever tôt qui me bloque, je ne sais pas. J’ai des collègues qui arrivent à se coucher vers 20h00, et ils dorment ! Personnellement, si je me couche à 20h00, je ne trouverais pas le sommeil avant minuit. Par le passé (l’année dernière), il m’est arrivé sur prescription de mon ancien médecin généraliste de prendre un comprimé de Stilnox (zolpidem), à prendre pendant 15 jours. Mais je ne les prenais pas d’un coup, je les gardais en prévision des journées où je dois me lever très tôt. Problème, j’en ai plus. Et quand j’ai plus, il m’est arrivé de prendre la moitié d’un Lexomil (anxiolytique), voir 1 entier (plus rare). Mais que faire alors que désormais, je suis déjà sous traitement quotidien entrain de prendre du Laroxyl et du Seresta (anxiolytique)… Ce traitement ne me sert pas à m’endormir, c’est comme si je n’en prenais pas. Et je ne peux pas prendre de Lexomil (vu qu’il m’en reste la moitié d’une boite) car j’ai déjà un anxiolytique de prescrit. C’est incroyable, j’ai l’impression d’être un drogué qui cherche la solution à ses problèmes dans les médicaments. Pourtant, si mon travail ne commençait jamais avant 11h00 du matin, je n’aurais pas besoin d’en prendre. Bref, ce soir je vais donc me coucher vers 22h00, sans rien. On verra bien.

Irma vient de me laisser un commentaire, qui pense que je fais une intolérance au gluten (alors même que j’ai eu un résultat négatif à la prise de sang). Elle me propose de m’en passer complètement pendant une semaine. je vais essayer pour voir. Je ne commence pas demain, mais sûrement dans la semaine. Si c’est ça, je serais heureux de savoir enfin quoi faire pour régler ce problème.

Allez, je file voir un peu dans le frigo voir ce que je vais manger ce soir, je vais ensuite chercher ma fille chez la nourrice, je passe récupérer ma femme au boulot par la même occasion. A mon retour il sera déjà approximativement 21h20, il ne me restera que peu de temps pour me préparer à essayer de dormir pour 22h00.

La suite demain.

M.





Combien de temps ça va durer ?

7 02 2008

A l’heure où j’écris cet article, je suis censé être au travail… En effet, je suis allez comme prévu hier chez le médecin pour faire le point avant la reprise. Et bien il m’a encore arrêté jusqu’à dimanche. Je reprend donc lundi prochain.

Se goinfrer

Pourquoi cet arrêt de travail ? Et bien parce que j’ai une gastro. Et oui. A force de souffrir du ventre, on ne sait même plus lorsque l’on souffre d’une gastro entérite. Je me suis vidé hier comme rarement. Je suis allez au toilette au moins 5 fois dans la soirée, avec une diarrhée du feu de dieu. Mon cul s’en souvient encore… Mais depuis ce matin, c’est le calme plat.

Pendant la consultation chez le médecin, il m’a demandé si je me lavais souvent les mains. J’ai répondu OUI, parce que je me les laves toujours après être allez au toilette, avant de changer ma fille, en rentrant du travail, etc. Ensuite il m’a demandé si je vérifiais souvent si la porte d’entré est bien fermé. La réponse est NON. Et la, j’ai compris que le médecin essayais de diagnostiquer un TOC chez moi. Et je ne pense pas en avoir. Il m’a prescrit un anti diarrhéïque léger pour passer ce que l’on suppose être une gastro, et prolongation donc de l’arrêt jusqu’à dimanche. C’est incroyable quand même, je sentais que ca allait mieux, j’étais même un peu constipé d’ailleurs. Et bien non, il faut que ca revienne, même en prenant du Laroxyl et du Seresta quotidiennement. Bref, j’ai moins le moral que la semaine dernière, c’est dommage.

J’avais pris des bonnes résolutions pour le repas de ce midi. Je me suis dit allez, à partir de maintenant, tu mange raisonnablement, et si possible équilibré. Je sors une boite de petits pois carottes et une boite de sardine. En dessert ? une banane mélangé avec un yaourt nature sucré. 5 minutes après tout ça, et bien je n’ai pas résisté. J’ai mangé la moitié d’un paquet de Figolu et 5 Pépitos… On culpabilise vraiment mieux le ventre plein.

Bref, je me demande combien de temps ce cinéma va durer. J’ai 28 ans et la santé ne me laisse pas tranquille J’espère un jour pouvoir aller au travail sans me dire “j’espère ne pas subir une diarrhée, mon acouphène va t’il rester calme, mon dos va t’il être fort, etc.“. Comme monsieur tout le monde.





Je suis un menteur

31 01 2008

J’ai appelé au boulot aujourd’hui, pour prévenir que je serais absent jusqu’au 6 février inclus. Et bien je n’ai pas pu m’empêcher de mentir. J’ai dis que j’avais une coloscopie de prévue vendredi matin…

Pinocchio vert

Je me sens vraiment con d’avoir dit ça, de ne pas avoir eu le courage de dire la vérité, la vrai: “Je souffre de diarrhée imminente lorsque je suis exposé au stress, à l’anxiété. Et alors ? t’as un problème ?” C’est vrai quoi, j’ai beau ne pas détester mon métier, il n’en demeure pas moins très stressant… Et mon ventre l’accepte mal.

Souffrir de ça est tellement tabou qu’il a fallu que je dramatise en parlant de coloscopie, d’hopital, d’anesthésie générale, etc. Honte à moi, car quand je vais reprendre le travail (je suppose le 7 février), et qu’on va me demander comment s’est passé la coloscopie, quel est le résultat, et bien je vais devoir mentir, dire que le gastro entérologue n’a trouvé qu’un intestin fortement irrité. Ca se trouve, je passe à coté de quelque chose et il serait peut-être vraiment utile que j’en refasse une… Mon Hypocondrie arrive à grand pas !





Deuxième semaine d’arrêt maladie

30 01 2008

Comme prévu lors de ma dernière visite chez le médecin, je me suis rendu ce midi chez lui, pour faire le point.

arrêt de travail en statistiques

Je lui ai donc dit que je n’avais plus de diarrhées depuis que je prenais le traitement (Laroxyl et Seresta), que je me sens moins angoissé et stressé (normal, je reste chez moi). Cependant, il trouve que reprendre le travail est prématuré, qu’il serait bénéfique pour moi d’accepter une deuxième semaine d’arrêt de travail et d’en profiter pour sortir un maximum (cinéma, train, supermarché, visite, etc.). Le but étant, vous l’avez compris, de m’habituer à être en extérieur sans focaliser sur une éventuelle diarrhée imminente qui pourrait subvenir loin de toilettes disponibles…

C’est bien la première fois que je vois un médecin qui me demande, pour ma santé, de bien vouloir accepter un prolongement d’arrêt maladie afin d’aller au cinéma ou visiter Paris… Lorsqu’il me dit ça, je ne sus pas si j’étais content de ne pas aller bosser, ou coupable de profiter de cette maladie qui me ronge pour rester tranquillement devant mon ordinateur ou une bonne série TV, avec des toilettes propres et libre à toute proximité, au cas où.

Je suis presque ennuyé par cet arrêt maladie finalement. Est-il vraiment justifié ? Le médecin me demande de sortir. mais j’en ai pas envie ! Je suis partant pour allez faire les courses, emmener ma fille chez la nourrice, la chercher, chercher ma femme à la gare quand elle le souhaite, mais sortir pour dire sortir, ça ne me tente pas. Je n’ai pas envie d’aller au cinéma, visiter je ne sais quoi, flâner dans la rue où je ne sais quoi d’autre. j’ai envie de rester tranquille à la maison, comme d’habitude, devant l’ordinateur, où la TV, bref, GLANDER. Et je n’en suis pas fier… mais je suis comme ça. Je suis un glandeur… qui finalement est bien content d’être encore arrêté une semaine!

Je suis peut-être proche des toilettes, mais je suis également proche du frigo. Hier, j’ai tout dévalisé. J’ai mangé comme un porc. J’en ai parlé au médecin, qui m’a dit que c’était très courant chez les patients prenant du Laroxyl… Il ma donc demandé de faire très attention à l’alimentation, que la tentation serait encore plus forte que d’habitude. d’autant plus qu’il a décidé d’augmenter la dose de Laroxyl pour passer à 75 mg par jour… C’est dur. Quand je pense à la demi baguette (beurre demi sel + Nutella) que je me suis enfilé hier à minuit passé. Humm c’était bon. Je culpabilisais en la mangeant, mais le plaisirs à prit le dessus…

J’ai écris sur le blog avant-hier que je devais aller chez le dentiste, hier. J’y suis bien allez. Rendez-vous à 9h00, j’étais sur la “table” à 9h01, à 9h05 il m’arrachait la dent (ce qu’il en restait plutôt), à 9h10 j’étais déjà parti, et un autre patient pouvait prendre place. Incroyable. Un petit moins de 40€, 10 minutes de boulot. Pas mal dit donc :-) . J’ai encore un peu mal aujourd’hui, mais je pense que ça devrait aller mieux rapidement.

Il me reste donc à arracher ma dernière dent de sagesse, à re-plomber une dent qui a un plombage défaillant qui cache peut-être une carie en dessous (supposition), et à me faire poser une dent en céramique sur pivot ($$$) à la place de la dent arrachée hier matin. Courage!





Je serais donc colopathe et laxophobe ?

25 01 2008

Deuxième journée d’arrêt maladie. Et bientôt deux jours que je ne suis pas allez au toilette… Ce n’est pas bon signe. Quand ça tarde à venir, ça annonce le squatte des toilettes avec la diarrhée qui va avec… Mais comme je suis en arrêt maladie, on verra bien si c’est la même chose que si je devais aller bosser.

 ventre et médecin

Je sens que le traitement à base de Laroxyl et de Seresta que le médecin m’a prescrit avant hier commence à faire effet tout doucement sur mon anxiété. Je me sens plus détendu, plus serein. Je sens toujours cette boule dans le ventre, mais elle est comme camouflé. Espérons qu’elle disparaisse elle aussi avec le temps. Par contre, n’espérez pas avoir la pêche avec ce traitement. Vous êtes fatigué. détendu, mais fatigué. Je pense que c’est mon état normal, d’être fatigué, avec tout le stress et l’angoisse et j’emmagasine et gère tout au long de l’année. Ca demande une énergie incroyable pour assurer la vie de tous les jours tout en étant colopathe.

COLOPATHE, ça y’est, le mot est lancé. Personne du corps médical ne m’a dit que j’étais colopathe. Serais-je laxophobe ? je ne sais pas non plus. Ca me rassurerai presque de l’être parfois, qu’on ne me découvre pas une maladie grave. J’ai trouvé ces deux noms en surfant sur le site de Doctissimo, qui m’a redirigé vers un lien, qui se trouve être le forum des colopathes et des laxophobes. Si vous souffrez d’un problème similaire au mien, n’hésitez pas à vous y rendre, pour discuter, échanger vos expériences. Il faut avouer que pour ce genre de maladie, il est plus facile d’en parler à quelqu’un qui souffre du même mal, qui vous comprendra bien mieux.

J’ai reçu les resultats de ma dernière prise de sang. Résultat: ma thyroïde est normal, et je ne suis pas allergique au Gluten. C’était la dernière cartouche de mon Gastro Entérologue… Au prochain rendez-vous, soit il me dira que je n’ai rien, que tout est dans ma tête, soit il m’invitera à subir une coloscopie.

Ma première coloscopie remonte à 1997. J’avais presque 18 ans, et mal au colon gauche. Pas de problème de diarrhée, juste une douleur, précise. Résultat: rien. Colon légèrement irrité. En 2003, j’ai subit cette fois ci une rectoscopie (sur 20 cm, sans anesthésie. j’ai jonglé). En effet, je souffrais parfois de coup d’électricité dans le ventre qui allait jusqu’à l’anus. Et quand cette douleur vous arrive, croyez moi, il est quasiment impossible de rester stoïque. Vous ne marchez plus, vous ne parlez plus, et vous priez pour que ça passe. Imaginez alors quand ça vous arrive au boulot… Bref, resultat: rien. Vous est content quand on vous annonce ça. Vous n’avez rien. Tout va bien. Sauf que non, ça ne va pas. Ces douleurs, vous ne les inventez pas. Ces diarrhées impérieuses non plus. En cherchant sur internet, j’ai donc compris que je faisais sûrement parti de la grande famille des colopathes, et cercle vicieux, que j’en étais peut-être même devenu laxophobe…

M.





une gastro entérite sommeille en moi ?

24 01 2008

Hier soir, en l’espace de 5 mn, mon ventre s’est mit à gonfler, et j’ai eu des douleurs dan le bas ventre. Vite, au toilette, et la… sclaakwawashak ! une bonne grosse chiasse. Je suis resté sur le trone quelques minutes, histoire de bien me vider. Hop, un Débridat avalé au passage.

courir toilette

C’est étonnant, ça ne me fait pas ça le soir à la maison normalement. Surtout que je n’ai rien manger d’exceptionnelle. Je pense que je dois en plus de mes problèmes intestinaux, avoir choper une gastro…

J’attaque donc aujourd’hui ma deuxième journée d’arrêt de travail. Ma femme est au boulot, ma fille chez la nourrice. Tout est calme autour de moi. ca fait bizarre, je n’ai pas l’habitude de me retrouver seul chez moi, sans quelqu’un pour regarder la télé, sans fille qui gazouille ou pleur pas loin. Je me sens presque coupable d’être en arrêt maladie. J’ai l’impression d’être en forme normale, que je suis capable de bosser. Mais le médecin souhaite que je me repose loin du stress du boulot quelques temps. Ca n’empêche pas que lorsque je retournerai au travail, que je croiserai le patron, je serai mal à l’aise de m’être arreté de bosser. Et pourtant, croyez moi, le fait d’être à la maison me fait perdre pas mal d’argent…

Halala, je ne peux donc pas m’empêcher de cogiter, de penser. Si seulement je pouvais tout simplement profiter de l’instant présent… J’essaie, mais j’ai du mal. Pourquoi ? je souffre d’un acouphène à l’oreille droite. Ca siffle continuellement, 24h/24, 7j/7, et ca depuis plus de 5 ans. Je vous en reparlerai plus tard…

M.





Maintenant ou jamais

23 01 2008

Je souffre depuis plusieurs années maintenant de troubles du transit. Il m’arrive souvent d’aller au toilette 3 fois de suite, surtout le matin, avec une chiasse du tonnerre. Le problème, c’est que cette envie arrive souvent quand je suis dans le RER, et quasiment tout le temps le matin. J’ai l’impression lorsque je me lève tôt, que mon intestin n’est pas encore réveillé. Donc je ne le sens pas. Mais sur les coups de 8h/9h, il se réveille, et la, il faut que j’aille immédiatement au toilette. Et ça part en diarrhée. mais vu que je suis très souvent dans le RER pour mon travail, ça devient très handicapant…

Médicaments et douleur

Dans ces moments la, tout le monde voit bien que ça ne va pas. Votre visage se transforme, vous avez tous les soucis du monde qui arrive sur votre tête, les collègues se posent des questions. Quand on me demande ce qu’il y a, j’invente quelque chose, je dis que ma fille est malade, que je n’ai pas beaucoup dormi, que je peux partir d’un moment l’autre pour l’emmener chez le médecin, etc. etc. Bref, tout est bon pour ne pas dire qu’on a tout simplement la chiasse. Et la, vous ne pouvez plus vous retenir. Vous devez allez au chiotte, MAINTENANT ou JAMAIS. Votre visage est tendu, vous êtes blanc, vous n’avez plus rien d’autre en tête. Vous faites des petits pas, votre cerveau analyse toutes les possibilités… On peut toujours trouver l’excuse de la gastro, mais ca passe 1 fois, 2 fois dans l’année. Au bout de la troisième fois, on commence à se poser des questions. Et ca devient un cercle vicieux. Vous devenez tres anxieux. Vous ne savez pas si vous avez la chiasse parce que vous êtes anxieux, ou parce que vous êtes anxieux, vous avez la chiasse.
Vous allez chez le gastro-entérologue, vous faites une prise de sang, deux prises de sang, une coloscopie, puis deux 5 ans apres, vous essayez également via votre médecin tous les médicaments du type Débridat, Spasfon, Polykaraya, Météospasmyl, Smecta, Arestal et j’en passe. Le problème reste le même.On vous dirige chez un psy, qui lui vous donnera peut-être, comme pour moi, de l’Effexor 37,5 LP. Et la miracle, vous êtes plus détendu, et au bout de 6 mois, hop, je me sentais plutôt bien, avec une baisse tres significative de mes problèmes gastriques. Mais, problème, le psy essaie de vous faire arreter de prendre de l’Effexor. Vous vous sentez quasiment guéri, pourquoi pas. Et la, vous comprenez à quel point c’est dur d’arreter ce genre de médicament. L’addiction est tres forte. La baisse de la dose provoque des vertiges assez dur à gérer et de l’anxiété à revendre. Avec le retour de l’anxiété, je vous le met dans le mille, l’intestin redevient sensible… La boucle est bouclé.

Malgré tout, j’ai essayé de prendre le taureau par les cornes, sans prise de médicaments, de bien suivre les rendez-vous hebdomadaires chez le psy pour essayer de trouver d’où venais le problème. ça à duré presque trois ans. Pendant trois ans, chez eu 3 ordonnances de 6 mois à peu près d’Effexor LP 37,5. Comme dit plus haut, la première prise a été nickel pour moi, mais les deux autres n’ont pas fait disparaître mes problèmes matinaux. J’étais certe moins anxieux, mais les diarrhées imminentes toujours la… Et j’ai déménagé…

En déménageant à plus de 80 km, je ne pouvais plus me rendre chez le psy habituel. j’ai donc arrêté les visites. J’ai essayé de gérer au mieux. Jusqu’au jour où les problèmes vous empêche d’aller au boulot un matin, et la, il faut aller chez le médecin. un nouveau médecin. Diagnostique, sûrement un gastro entérite. Et ça ne s’arrange pas, et vous revenez chez le médecin, et il comprend qu’il ne va pas réussir à vous guérir comme ça. “Encore un patient à problème qui va me gonfler toute l’année celui la” doit il penser. Nouveau traitement, juste pour oublier les symptômes: toujours avoir sur moi de l’Arestal pour stopper la diarrhée, et du Lysanxia pour stopper la monté d’angoisse. C’est rassurant me dis-je d’avoir toujours au cas où une “béquille”, pour travailler normalement. Mais je suis actuellement dans une periode où même ce traitement ne me permet pas de travailler sereinement. De plus, je déménage encore…

Nouvelle maison, mariage, bébé, la vie continue, avec mon stock de médicament palliatif que je trimbale tout le temps avec moi. Pire qu’un vieux. Et un matin, au boulot, je dois quitter mes collègues pour aller au toilette. J’y retourne 3 fois. Je dis que je souffre d’une gastro, sûrement refilé par ma fille de 4 mois, qui l’a attrapé récemment chez sa grand-mère (ce qui est faux, comme toujours). Je vais chez le médecin, un a coté de chez moi, un nouveau, puisque je viens de déménager. Je lui explique tout. La consultation a duré 40 minutes. Il me demande de raconter un peu comment je gère ma vie. Il n’en revient pas. Je lui dis que je choisi ce que je mange en fonction de mon emploi du temps du lendemain, que je ne sort pas dans des endroits où l’acces au toilette sera difficile (comme un concert, match de foot, etc.), que j’ai toujours sur moi une petite boite de survie contenant un debridat, un arestal, un lysanxia et un lexomil, que cette petite boite se transforme en grande pochette lorsque je dois partir plus longtemps quelque part, etc. etc. Bref, que j’arrive à gérer mes activités personnels, mais que je n’arrive désormais plus à gérer l’essentiel, ce qui ramène l’argent à la fin du mois, c’est a dire ma vie professionnelle. Le médecin a l’air d’être sur le cul. Nouveau traitement: 25 gouttes de Laroxyl tous les soirs. Comme dit ma femme pour m’embêter, “prend tes gouttes grand-père et au lit“. A 28 ans… Cela fait 10 jours que j’en prend, je ne vois pour le moment aucun changement.

Le week-end passe, et rebelotte la semaine suivante. Aïe aïe aïe, c’est de plus en plus difficile de cacher ce que j’ai. Et dans le milieu professionnel, il n’y a pas de place pour les gens comme moi. Si vous ne faite pas l’affaire, vous êtes mis directement sur la touche, et vous n’avancez pas. J’ai demandé à mon responsable si je pouvais abandonner l’équipe pour retourner chez moi, que j’avais sûrement une gastro entérite mal soignée. Je suis cerné. Tout le monde se pose des questions sur moi, certains doivent penser que je suis un fainéant, un feignant quoi. J’ai récemment fait une demande pour évoluer professionnellement. Avec tout ça, il va clairement y avoir un bémol sur mon dosier…

A suivre. :-(

M.