Je suis un menteur

31 01 2008

J’ai appelé au boulot aujourd’hui, pour prévenir que je serais absent jusqu’au 6 février inclus. Et bien je n’ai pas pu m’empêcher de mentir. J’ai dis que j’avais une coloscopie de prévue vendredi matin…

Pinocchio vert

Je me sens vraiment con d’avoir dit ça, de ne pas avoir eu le courage de dire la vérité, la vrai: “Je souffre de diarrhée imminente lorsque je suis exposé au stress, à l’anxiété. Et alors ? t’as un problème ?” C’est vrai quoi, j’ai beau ne pas détester mon métier, il n’en demeure pas moins très stressant… Et mon ventre l’accepte mal.

Souffrir de ça est tellement tabou qu’il a fallu que je dramatise en parlant de coloscopie, d’hopital, d’anesthésie générale, etc. Honte à moi, car quand je vais reprendre le travail (je suppose le 7 février), et qu’on va me demander comment s’est passé la coloscopie, quel est le résultat, et bien je vais devoir mentir, dire que le gastro entérologue n’a trouvé qu’un intestin fortement irrité. Ca se trouve, je passe à coté de quelque chose et il serait peut-être vraiment utile que j’en refasse une… Mon Hypocondrie arrive à grand pas !





Deuxième semaine d’arrêt maladie

30 01 2008

Comme prévu lors de ma dernière visite chez le médecin, je me suis rendu ce midi chez lui, pour faire le point.

arrêt de travail en statistiques

Je lui ai donc dit que je n’avais plus de diarrhées depuis que je prenais le traitement (Laroxyl et Seresta), que je me sens moins angoissé et stressé (normal, je reste chez moi). Cependant, il trouve que reprendre le travail est prématuré, qu’il serait bénéfique pour moi d’accepter une deuxième semaine d’arrêt de travail et d’en profiter pour sortir un maximum (cinéma, train, supermarché, visite, etc.). Le but étant, vous l’avez compris, de m’habituer à être en extérieur sans focaliser sur une éventuelle diarrhée imminente qui pourrait subvenir loin de toilettes disponibles…

C’est bien la première fois que je vois un médecin qui me demande, pour ma santé, de bien vouloir accepter un prolongement d’arrêt maladie afin d’aller au cinéma ou visiter Paris… Lorsqu’il me dit ça, je ne sus pas si j’étais content de ne pas aller bosser, ou coupable de profiter de cette maladie qui me ronge pour rester tranquillement devant mon ordinateur ou une bonne série TV, avec des toilettes propres et libre à toute proximité, au cas où.

Je suis presque ennuyé par cet arrêt maladie finalement. Est-il vraiment justifié ? Le médecin me demande de sortir. mais j’en ai pas envie ! Je suis partant pour allez faire les courses, emmener ma fille chez la nourrice, la chercher, chercher ma femme à la gare quand elle le souhaite, mais sortir pour dire sortir, ça ne me tente pas. Je n’ai pas envie d’aller au cinéma, visiter je ne sais quoi, flâner dans la rue où je ne sais quoi d’autre. j’ai envie de rester tranquille à la maison, comme d’habitude, devant l’ordinateur, où la TV, bref, GLANDER. Et je n’en suis pas fier… mais je suis comme ça. Je suis un glandeur… qui finalement est bien content d’être encore arrêté une semaine!

Je suis peut-être proche des toilettes, mais je suis également proche du frigo. Hier, j’ai tout dévalisé. J’ai mangé comme un porc. J’en ai parlé au médecin, qui m’a dit que c’était très courant chez les patients prenant du Laroxyl… Il ma donc demandé de faire très attention à l’alimentation, que la tentation serait encore plus forte que d’habitude. d’autant plus qu’il a décidé d’augmenter la dose de Laroxyl pour passer à 75 mg par jour… C’est dur. Quand je pense à la demi baguette (beurre demi sel + Nutella) que je me suis enfilé hier à minuit passé. Humm c’était bon. Je culpabilisais en la mangeant, mais le plaisirs à prit le dessus…

J’ai écris sur le blog avant-hier que je devais aller chez le dentiste, hier. J’y suis bien allez. Rendez-vous à 9h00, j’étais sur la “table” à 9h01, à 9h05 il m’arrachait la dent (ce qu’il en restait plutôt), à 9h10 j’étais déjà parti, et un autre patient pouvait prendre place. Incroyable. Un petit moins de 40€, 10 minutes de boulot. Pas mal dit donc :-) . J’ai encore un peu mal aujourd’hui, mais je pense que ça devrait aller mieux rapidement.

Il me reste donc à arracher ma dernière dent de sagesse, à re-plomber une dent qui a un plombage défaillant qui cache peut-être une carie en dessous (supposition), et à me faire poser une dent en céramique sur pivot ($$$) à la place de la dent arrachée hier matin. Courage!





Constipation, acouphènes et dentisterie

28 01 2008

J’entame aujourd’hui mon 6ème jour d’arrêt maladie. Ca passe vite. Où en suis-je depuis le début de l’arrêt de travail ?

Et bien je suis constipé. Je ne suis pas allez au toilette pendant 3 jours, et la, j’y vais une fois ou deux, mais ya pas grand chose qui sort. Décidément, j’ai une rééducation à faire de côté. Je dois retourner voir le médecin mercredi, pour savoir un peu où j’en suis, si on prolonge l’arrêt de travail, si le traitement (Laroxyl et Seresta) me convient. J’ai l’impression que oui, ce traitement me convient. Je me sens mieux, moins stressé, moins angoissé, je n’ai plus de diarrhées depuis quelques jours.

Par contre, mon acouphène est plus présent. Est-ce parce que je focalise moins sur ventre, donc j’ai toute la place pour penser à mon acouphène ? Est-ce parceque je suis tout simplement à la maison, donc au calme, donc l’acouphène se fait plus entendre ? Est-ce le traitement médical qui m’augmente en effet secondaire la perception de mon acouphène ? Je n’en sais rien.

J’ai rendez-vous chez le dentiste demain. Décidément, je fais tout en même temps. Il faut croire que c’est par période, en effet. Il y a 3 ans, je suis allez chez le dentiste pour me faire soigner une carie. Mais j’avais attendu trop longtemps. Le dentiste avait beau gratter, on arrivait au bas de la dent (une prémolaire). Il m’a donc dévitalisé la dent, couper la moitié dans le sens de la hauteur, et installé une couronne en métal. Problème, j’avais toujours mal lorsque je mâchait sur cette dent. Le dentiste ne souhaitant pas abîmer son travail m’envoya chez un confrère afin de subir une resection apicale.

 dentiste

Resection apicale. Qu’est-ce que c’est ? C’est une opération chirurgicale en anesthésie partielle (typique chez un dentiste), qui consiste à ouvrir la gencive sur le coté, pour couper les racines d’une dent. Croyez moi, j’ai jonglé comme jamais. JAMAIS je n’ai eu aussi mal en douleur post-opératoire, pendant au moins 3 semaines. Le problème devant être réglé, je retourne chez le dentiste pour qu’il me remette une couronne. Je ne devrais plus avoir mal normalement. Le dentiste m’offre la couronne en céramique, pour s’excuser d’avoir du m’envoyer subir une resection apicale.

Conclusion ? j’ai encore mal en mâchant sur la dent ! Incroyable. je décide d’en rester la, et de vivre avec. 3 mois plus tard, en mâchant un chewing-gum, la couronne est parti. J’ai décidé de ne pas retourner pour me la fixer, et de rester avec à la place d’une dent un bout de racine et le support de feu la couronne.

C’était il y à peu prêt 2 ans. Et il y à quelques semaines, la “mèche-support” en alliage qui était incrustée dans la racine est parti également ! je me retrouve donc maintenant avec un trou, et dans ce trou, une racine de prémolaire, percé en son centre… Voila pourquoi je me rend chez le dentiste demain.

Pourquoi ne pas y être allez avant ? Tout simplement parceque depuis, j’ai déménagé, et que je ne connais pas de dentiste. Et je ne peux pas allez chez n’importe quel dentiste… Comme beaucoup de monde, je n’aime vraiment pas m’y rendre. Alors y aller au petit bonheur la chance sans savoir sur qui on va tomber, il en est hors de question. Donc j’ai demandé à un voisin, qui m’en a conseillé deux réputés “bon”. Un qui est très cher et qui fait du très bon boulot, et un qui est dans une gamme de prix raisonnable, et qui est bon aussi. J’ai donc choisi la deuxième solution. Mais attention, je n’y vais pas pour me faire enlever la racine! Comme je n’ai pas encore jugé de moi même, j’y vais pour un simple bilan. Et si il m’inspire confiance, alors la oui, on pourra parler des 4 choses que j’ai à faire pour mes dents. Première chose, enlever la racine restante de la prémolaire, en vu de faire installer plus tard une dent sur pivot. deuxième chose, extraire la dernière dent de sagesse (externe celle la) qui me reste encore à faire arracher. troisièmement, traiter une douleur que j’ai se trouvant sous un plombage (un vrai en plomb!). Et dernièrement, un petit détartrage pour fignoler tout ça. Pour le reste, ça roule.

Voilà voilà. J’espère que 2008 sera pour moi le renouveau en ce qui concerne ma santé. ne plus subir de diarrhées impérieuses, régler ce problème de dents, soulager mon dos (j’ai une légère cyphose) en allant (si le médecin le veut) chez le kinésithérapeute, etc. pour le reste, on verra :-)

M.





Acouphènes à perpétuité ?

26 01 2008

oreille et fusil 2

Un matin de décembre 2002, je me reveille, et j’ai l’impression que j’ai légèrement l’oreille droite bouchée. Ho, ce n’est rien, vite dans la salle de bain. Je prend un coton tige et… je me fait un bouchon… Je n’ai plus qu’à prendre rendez-vous chez l’ORL (Oto-rhino-laryngologue) pour qu’il me le retire.

J’ai rendez-vous un samedi matin. Il m’avait déja retiré un bouchon que je m’était fait quelques années auparavant. Et il me le retire, en 3 secondes, facilement. Problème, j’entend un léger sifflement dans l’oreille désormais… Ca va passer me dis-je… Voilà plus de 5 ans que je l’entend, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7…

Une semaine après, je reprend rendez-vous chez l’ORL, pour lui parler de ce sifflement. Je ne parlais pas encore d’acouphène à proprement dit à ce moment la. Je pensais que c’était le traditionnel sifflement que l’on entend à chaque fois qu’on sort de boite de nuit, et qui disparaît le lendemain matin… Il me prescrit 3 mois de Vastarel et de Vasobral, deux vasodilatateurs. L’ORL ne me parle absolument pas d’acouphènes à ce moment la. Je n’imagine même pas que ce genre de galère puisse durer toute une vie.

Bref, je prend mon traitement sérieusement… pendant 1 mois. Comme je ne voyais venir aucune amélioration, j’ai arrêté le traitement. Si seulement l’ORL m’avait mieux sensibilisé sur l’acouphène et ses traitements, si seulement je m’était renseigné sur le web le jour du sifflement, je n’en serais peut être pas la aujourd’hui. L’ORL m’envoi faire un scanner du crâne, afin d’écarter un éventuel neurinome de l’acoustique. Pas de place pour le scanner avant… 6 mois ! Six mois passe, avec l’espoir que cette examen permette d’ouvrir une piste, en vu de ma guérison.

Je passe donc le scanner, à poil dans une sorte de robe de chambre en papier. On vous glisse horizontalement dans une IMMENSE machine (je me suis demandé à ce moment la comment cette machine, le scanner, à pu entrer dans cette pièce). Vous ne devez absolument pas bouger, et vous entendez un bruit qui fait TAC TAC TAC TAC TAC rapidement, pendant quasiment tout l’examen. Je sort au bout de quelques dizaines de minutes. Peut-être moins, je ne sais plus. Résultat, négatif, je ne présente pas de neurinome de l’acoustique. Ouf. Mais j’ai toujours cet acouphène. Je retourne chez l’ORL.

L’ORL ne prononce toujours pas le mot “acouphène”, on parle toujours de sifflement. J’ai mon oreille qui chauffe, elle est rouge, elle me brûle. J’ai envie de me couper l’oreille, de l’arracher comme Vincent Van-Gogh le fit. Il me prescrit du Rivotril (médicament à base de clonazépam), pour me calmer. Il doit avoir peur que je me suicide. Moi aussi j’en ai eu peur à cette période. L’acouphène vous rend fou, c’est terrible. Plus rien ne compte à vos yeux. Vous êtes prêt à donner tout l’or du monde pour ne plus subir ce foutu sifflement.

Un an plus tard, un autre ORL me dirige vers l’hôpital européen George Pompidou, à Paris, afin de suivre 10 séance de TCC (Thérapie comportementale et cognitive). Son but ? m’apprendre à vivre avec, à intégrer le sifflement comme quelque chose de tout à fait normal et d’intégré au fonctionnement de tous corps humains. J’y suis allé 3 fois… Puis j’ai lâché l’affaire. Tout ce que j’ai pu voir et entendre dans cette thérapie, je le savais ou l’appliquais déjà.

Depuis, je ne prend rien pour améliorer ce supplice qu’est l’acouphène. Pas une pause, pas un arrêt, rien. Depuis plus de 5 ans, ça siffle dans mon oreille, jour et nuit. Je ne sais pas si vous pouvez vous rendre compte de ce que c’est. Mon corps à peut être amplifié ma colopathie (si c’est bien ça que j’ai) pour faire diversion. Ou est-ce encore moi qui réfléchi décidément trop…

Je mise tout de même sur la recherche. Plus de monde souffrant de ce mal se manifeste, plus les laboratoires ont d’interêt de trouver une solution au probleme. Je vous invite donc à faire parti de l’association France Acouphènes. Ce n’est pas cher, c’est ouvert à tous, vous n’avez rien d’autre à faire que d’adhérer pour quelques euros.

M.





Je serais donc colopathe et laxophobe ?

25 01 2008

Deuxième journée d’arrêt maladie. Et bientôt deux jours que je ne suis pas allez au toilette… Ce n’est pas bon signe. Quand ça tarde à venir, ça annonce le squatte des toilettes avec la diarrhée qui va avec… Mais comme je suis en arrêt maladie, on verra bien si c’est la même chose que si je devais aller bosser.

 ventre et médecin

Je sens que le traitement à base de Laroxyl et de Seresta que le médecin m’a prescrit avant hier commence à faire effet tout doucement sur mon anxiété. Je me sens plus détendu, plus serein. Je sens toujours cette boule dans le ventre, mais elle est comme camouflé. Espérons qu’elle disparaisse elle aussi avec le temps. Par contre, n’espérez pas avoir la pêche avec ce traitement. Vous êtes fatigué. détendu, mais fatigué. Je pense que c’est mon état normal, d’être fatigué, avec tout le stress et l’angoisse et j’emmagasine et gère tout au long de l’année. Ca demande une énergie incroyable pour assurer la vie de tous les jours tout en étant colopathe.

COLOPATHE, ça y’est, le mot est lancé. Personne du corps médical ne m’a dit que j’étais colopathe. Serais-je laxophobe ? je ne sais pas non plus. Ca me rassurerai presque de l’être parfois, qu’on ne me découvre pas une maladie grave. J’ai trouvé ces deux noms en surfant sur le site de Doctissimo, qui m’a redirigé vers un lien, qui se trouve être le forum des colopathes et des laxophobes. Si vous souffrez d’un problème similaire au mien, n’hésitez pas à vous y rendre, pour discuter, échanger vos expériences. Il faut avouer que pour ce genre de maladie, il est plus facile d’en parler à quelqu’un qui souffre du même mal, qui vous comprendra bien mieux.

J’ai reçu les resultats de ma dernière prise de sang. Résultat: ma thyroïde est normal, et je ne suis pas allergique au Gluten. C’était la dernière cartouche de mon Gastro Entérologue… Au prochain rendez-vous, soit il me dira que je n’ai rien, que tout est dans ma tête, soit il m’invitera à subir une coloscopie.

Ma première coloscopie remonte à 1997. J’avais presque 18 ans, et mal au colon gauche. Pas de problème de diarrhée, juste une douleur, précise. Résultat: rien. Colon légèrement irrité. En 2003, j’ai subit cette fois ci une rectoscopie (sur 20 cm, sans anesthésie. j’ai jonglé). En effet, je souffrais parfois de coup d’électricité dans le ventre qui allait jusqu’à l’anus. Et quand cette douleur vous arrive, croyez moi, il est quasiment impossible de rester stoïque. Vous ne marchez plus, vous ne parlez plus, et vous priez pour que ça passe. Imaginez alors quand ça vous arrive au boulot… Bref, resultat: rien. Vous est content quand on vous annonce ça. Vous n’avez rien. Tout va bien. Sauf que non, ça ne va pas. Ces douleurs, vous ne les inventez pas. Ces diarrhées impérieuses non plus. En cherchant sur internet, j’ai donc compris que je faisais sûrement parti de la grande famille des colopathes, et cercle vicieux, que j’en étais peut-être même devenu laxophobe…

M.





une gastro entérite sommeille en moi ?

24 01 2008

Hier soir, en l’espace de 5 mn, mon ventre s’est mit à gonfler, et j’ai eu des douleurs dan le bas ventre. Vite, au toilette, et la… sclaakwawashak ! une bonne grosse chiasse. Je suis resté sur le trone quelques minutes, histoire de bien me vider. Hop, un Débridat avalé au passage.

courir toilette

C’est étonnant, ça ne me fait pas ça le soir à la maison normalement. Surtout que je n’ai rien manger d’exceptionnelle. Je pense que je dois en plus de mes problèmes intestinaux, avoir choper une gastro…

J’attaque donc aujourd’hui ma deuxième journée d’arrêt de travail. Ma femme est au boulot, ma fille chez la nourrice. Tout est calme autour de moi. ca fait bizarre, je n’ai pas l’habitude de me retrouver seul chez moi, sans quelqu’un pour regarder la télé, sans fille qui gazouille ou pleur pas loin. Je me sens presque coupable d’être en arrêt maladie. J’ai l’impression d’être en forme normale, que je suis capable de bosser. Mais le médecin souhaite que je me repose loin du stress du boulot quelques temps. Ca n’empêche pas que lorsque je retournerai au travail, que je croiserai le patron, je serai mal à l’aise de m’être arreté de bosser. Et pourtant, croyez moi, le fait d’être à la maison me fait perdre pas mal d’argent…

Halala, je ne peux donc pas m’empêcher de cogiter, de penser. Si seulement je pouvais tout simplement profiter de l’instant présent… J’essaie, mais j’ai du mal. Pourquoi ? je souffre d’un acouphène à l’oreille droite. Ca siffle continuellement, 24h/24, 7j/7, et ca depuis plus de 5 ans. Je vous en reparlerai plus tard…

M.





Une semaine d’arrêt maladie

23 01 2008

Je rentre de chez le médecin. Je lui ai dit que ça n’allait pas fort, que le traitement qu’il m’a prescrit ne fonctionnait pas pour le moment (25 grammes par jour de Laroxyl). Je lui ai dit que je pouvais tres bien gérer lorsque cela n’empiète pas sur ma vie professionnelle. Et c’est le cas.

médecin papier

Pour avancer, il a souhaité que je m’arrête un peu de travailler, car le travail m’empêche de reste calme, en attendant que le traitement s’installe. J’ai donc une semaine d’arrêt de travail, jusqu’au 30 janvier inclus. Il m’a prescrit 50 grammes de Laroxyl en comprimé le soir et 5 milligrammes de Seresta le matin, et 10 le soir. On verra bien ce que ça donne.

Quand je suis rentré à la maison et que j’ai annoncé ça à ma femme, j’ai eu l’impression que ça la faisait chier que je sois arrêté une semaine. Elle a commencé tôt le travail, et la petite n’arrête pas de pleurer. Ce dois être pour ça…

M.





Maintenant ou jamais

23 01 2008

Je souffre depuis plusieurs années maintenant de troubles du transit. Il m’arrive souvent d’aller au toilette 3 fois de suite, surtout le matin, avec une chiasse du tonnerre. Le problème, c’est que cette envie arrive souvent quand je suis dans le RER, et quasiment tout le temps le matin. J’ai l’impression lorsque je me lève tôt, que mon intestin n’est pas encore réveillé. Donc je ne le sens pas. Mais sur les coups de 8h/9h, il se réveille, et la, il faut que j’aille immédiatement au toilette. Et ça part en diarrhée. mais vu que je suis très souvent dans le RER pour mon travail, ça devient très handicapant…

Médicaments et douleur

Dans ces moments la, tout le monde voit bien que ça ne va pas. Votre visage se transforme, vous avez tous les soucis du monde qui arrive sur votre tête, les collègues se posent des questions. Quand on me demande ce qu’il y a, j’invente quelque chose, je dis que ma fille est malade, que je n’ai pas beaucoup dormi, que je peux partir d’un moment l’autre pour l’emmener chez le médecin, etc. etc. Bref, tout est bon pour ne pas dire qu’on a tout simplement la chiasse. Et la, vous ne pouvez plus vous retenir. Vous devez allez au chiotte, MAINTENANT ou JAMAIS. Votre visage est tendu, vous êtes blanc, vous n’avez plus rien d’autre en tête. Vous faites des petits pas, votre cerveau analyse toutes les possibilités… On peut toujours trouver l’excuse de la gastro, mais ca passe 1 fois, 2 fois dans l’année. Au bout de la troisième fois, on commence à se poser des questions. Et ca devient un cercle vicieux. Vous devenez tres anxieux. Vous ne savez pas si vous avez la chiasse parce que vous êtes anxieux, ou parce que vous êtes anxieux, vous avez la chiasse.
Vous allez chez le gastro-entérologue, vous faites une prise de sang, deux prises de sang, une coloscopie, puis deux 5 ans apres, vous essayez également via votre médecin tous les médicaments du type Débridat, Spasfon, Polykaraya, Météospasmyl, Smecta, Arestal et j’en passe. Le problème reste le même.On vous dirige chez un psy, qui lui vous donnera peut-être, comme pour moi, de l’Effexor 37,5 LP. Et la miracle, vous êtes plus détendu, et au bout de 6 mois, hop, je me sentais plutôt bien, avec une baisse tres significative de mes problèmes gastriques. Mais, problème, le psy essaie de vous faire arreter de prendre de l’Effexor. Vous vous sentez quasiment guéri, pourquoi pas. Et la, vous comprenez à quel point c’est dur d’arreter ce genre de médicament. L’addiction est tres forte. La baisse de la dose provoque des vertiges assez dur à gérer et de l’anxiété à revendre. Avec le retour de l’anxiété, je vous le met dans le mille, l’intestin redevient sensible… La boucle est bouclé.

Malgré tout, j’ai essayé de prendre le taureau par les cornes, sans prise de médicaments, de bien suivre les rendez-vous hebdomadaires chez le psy pour essayer de trouver d’où venais le problème. ça à duré presque trois ans. Pendant trois ans, chez eu 3 ordonnances de 6 mois à peu près d’Effexor LP 37,5. Comme dit plus haut, la première prise a été nickel pour moi, mais les deux autres n’ont pas fait disparaître mes problèmes matinaux. J’étais certe moins anxieux, mais les diarrhées imminentes toujours la… Et j’ai déménagé…

En déménageant à plus de 80 km, je ne pouvais plus me rendre chez le psy habituel. j’ai donc arrêté les visites. J’ai essayé de gérer au mieux. Jusqu’au jour où les problèmes vous empêche d’aller au boulot un matin, et la, il faut aller chez le médecin. un nouveau médecin. Diagnostique, sûrement un gastro entérite. Et ça ne s’arrange pas, et vous revenez chez le médecin, et il comprend qu’il ne va pas réussir à vous guérir comme ça. “Encore un patient à problème qui va me gonfler toute l’année celui la” doit il penser. Nouveau traitement, juste pour oublier les symptômes: toujours avoir sur moi de l’Arestal pour stopper la diarrhée, et du Lysanxia pour stopper la monté d’angoisse. C’est rassurant me dis-je d’avoir toujours au cas où une “béquille”, pour travailler normalement. Mais je suis actuellement dans une periode où même ce traitement ne me permet pas de travailler sereinement. De plus, je déménage encore…

Nouvelle maison, mariage, bébé, la vie continue, avec mon stock de médicament palliatif que je trimbale tout le temps avec moi. Pire qu’un vieux. Et un matin, au boulot, je dois quitter mes collègues pour aller au toilette. J’y retourne 3 fois. Je dis que je souffre d’une gastro, sûrement refilé par ma fille de 4 mois, qui l’a attrapé récemment chez sa grand-mère (ce qui est faux, comme toujours). Je vais chez le médecin, un a coté de chez moi, un nouveau, puisque je viens de déménager. Je lui explique tout. La consultation a duré 40 minutes. Il me demande de raconter un peu comment je gère ma vie. Il n’en revient pas. Je lui dis que je choisi ce que je mange en fonction de mon emploi du temps du lendemain, que je ne sort pas dans des endroits où l’acces au toilette sera difficile (comme un concert, match de foot, etc.), que j’ai toujours sur moi une petite boite de survie contenant un debridat, un arestal, un lysanxia et un lexomil, que cette petite boite se transforme en grande pochette lorsque je dois partir plus longtemps quelque part, etc. etc. Bref, que j’arrive à gérer mes activités personnels, mais que je n’arrive désormais plus à gérer l’essentiel, ce qui ramène l’argent à la fin du mois, c’est a dire ma vie professionnelle. Le médecin a l’air d’être sur le cul. Nouveau traitement: 25 gouttes de Laroxyl tous les soirs. Comme dit ma femme pour m’embêter, “prend tes gouttes grand-père et au lit“. A 28 ans… Cela fait 10 jours que j’en prend, je ne vois pour le moment aucun changement.

Le week-end passe, et rebelotte la semaine suivante. Aïe aïe aïe, c’est de plus en plus difficile de cacher ce que j’ai. Et dans le milieu professionnel, il n’y a pas de place pour les gens comme moi. Si vous ne faite pas l’affaire, vous êtes mis directement sur la touche, et vous n’avancez pas. J’ai demandé à mon responsable si je pouvais abandonner l’équipe pour retourner chez moi, que j’avais sûrement une gastro entérite mal soignée. Je suis cerné. Tout le monde se pose des questions sur moi, certains doivent penser que je suis un fainéant, un feignant quoi. J’ai récemment fait une demande pour évoluer professionnellement. Avec tout ça, il va clairement y avoir un bémol sur mon dosier…

A suivre. :-(

M.





Lancement du blog

23 01 2008

blah blah blog

Bonjour tout le monde,

Vous êtes actuellement en train de lire le blog d’un homme anonyme de 28 ans habitant en région parisienne. J’écris ce blog sans savoir si je serais encore la demain pour l’actualiser. Et oui, je suis comme ça. Je lance des trucs sur le moment, car j’en ai envie, et je m’en lasse aussi vite que je le crée.

Qui vivra verra.

M.








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